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SERIS en négociations exclusives avec Brink’s

SERIS annonce être en négociations exclusives pour le rachat des activités de sûreté aéroportuaire de Brink’s en France. 

Présent sur le marché de la sûreté aéroportuaire via sa filiale SERIS Airport depuis 2012, SERIS est ainsi sur le point de se positionner parmi les acteurs majeurs du secteur en France, conformément aux ambitions portées par son Président fondateur Guy TEMPEREAU.

« Brink’s souhaitait recentrer ses activités sur son cœur de métier, tandis que nous poursuivons en France comme à l’étranger, notre stratégie de développement maîtrisé. La sûreté aéroportuaire figure parmi nos axes de développement prioritaires. Aussi, nous sommes très heureux aujourd’hui d’envisager l’intégration au sein de notre Groupe du savoir-faire et du professionnalisme affirmés des équipes de Brink’s Airport. La convergence de nos visions et de notre niveau d’exigence sont des garanties en termes de continuité du service et de pérennité des engagements, tant pour les clients que pour les collaborateurs. » précise Guy TEMPEREAU.

Présent sur le marché aéroportuaire depuis plus de 30 ans, la filiale aéroportuaire de Brink’s emploie 1400 personnes et réalise un chiffre d’affaires de près de 70 Millions d’Euros en 2016.

Source: Seris.fr

Stage MAC : un plan de formation massif pour une sécurité optimale

Depuis le 1er janvier 2018, tout agent de sécurité qui souhaite renouveler sa carte professionnelle doit justifier du suivi d’un stage de maintien et d’actualisation des compétences (MAC). La profession s'est organisée : elle a instauré une contribution conventionnelle de 0,15 %. Opcalia accompagne les entreprises dans la réalisation de cette obligation.

Tous les agents de sécurité privée sont soumis à l’obligation de formation continue prévue par le Code de la Sécurité intérieure (articles R. 612-17 et R. 622-15). Pour obtenir le renouvellement de leur carte professionnelle, ils doivent justifier du suivi d’un stage de maintien et d’actualisation des compétences (MAC) d'une durée de 31 heures, auprès de l'un des 400 prestataires de formation titulaires d’une autorisation d’exercice délivrée par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). 
La durée et le contenu de ce stage ont été fixés par un arrêté du 27 février 2017. Le stage MAC doit être effectué dans les 24 mois précédant l’échéance de la carte professionnelle pour les activités de surveillance humaine et gardiennage, vidéoprotection et protection physique des personnes par exemple, et dans les 36 mois précédant l'échéance pour les activités de télésurveillance et de convoyeur de fonds.

Opcalia, au côté de la branche

"La branche des entreprises de prévention et de sécurité est adhérente d'Opcalia depuis de nombreuses années. Lorsque la loi du 17 août 2015 a instauré cette obligation de formation continue au moment du renouvellement de la carte professionnelle des agents, nous avons été au côté des partenaires sociaux pour multiplier des sources de financement"explique Clément Levasseur, responsable du Pôle branches territorialisées d'Opcalia. 

Le financement du stage MAC "carte pro" a été fixé par un accord de branche du 27 novembre 2017 "signé par les six syndicats de salariés de la branche (FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, Unsa) et les quatre organisations d'employeurs : Syndicat national des entreprises de sécurité (SNES), l'Union des entreprises de sécurité privée (USP), le Syndicat des entreprises de sûreté aéroportuaire et aérienne (SESA) et le Groupement professionnel des métiers de la sécurité électronique (GPMSE-Tls)", précise Alain Bouteloux vice-président (FO) de la Section paritaire professionnelle (SPP) "Prévention/Sécurité" d'Opcalia.

Une contribution conventionnelle de 0,15 %

Une contribution conventionnelle égale à 0,15% de la masse salariale brute a été créée pour toutes les entreprises, quel que soit leur effectif. Cette contribution est collectée et gérée par Opcalia au sein d'un fonds conventionnel dédié exclusivement au financement de cette formation continue. Le suivi du fonds est confié à la SPP. Cela n'exclut pas le recours à d'autres modes de financement de cette formation comme le plan de formation.

Cette formation obligatoire constitue du temps de travail. "À ce titre, il a été expressément convenu par les signataires de l'accord que les frais attenants devaient être pris en charge par l'employeur, ce qui n'était pas gagné d'avance !" relève Alain Bouteloux. Certaines entreprises de sécurité considèrent en effet que la carte professionnelle ayant un caractère personnel, rien n'oblige l'employeur à la financer.

Un réflexe "formation" à développer

Ce secteur est également marqué par la prédominance d'agents indépendants qui n'emploient aucun salarié (67% des entreprises) et qui, lorsqu'ils commencent à recruter n'ont pas forcément le réflexe "formation"… La Cour des Comptes a récemment pointé cette carence en matière de formation dans son rapport annuel rendu le 7 février dernier . 

"Cette formation obligatoire pour obtenir le renouvellement de la carte professionnelle est une avancée très importante dans un secteur où, malheureusement, la formation ne fait pas partie de la culture des entreprises", observe Alain Bouteloux.

Cofinancements, abondements

Dans leur accord de novembre 2017, les partenaires sociaux se sont engagés à rechercher des financements publics pour "faire effet levier", puisque l'acquisition et le maintien des compétences est un objectif qu'ils partagent avec les pouvoirs publics. Cet intérêt partagé est manifeste depuis les vagues d'attentats successives qui ont frappé l'hexagone à partir de 2015. 

"Chaque année, nous avons prévu d'étudier paritairement avec Opcalia les possibilités d'abonder le fonds conventionnel au moyen des ressources mutualisées disponibles"indique le vice-président de la SPP. "Lorsqu'qu'une entreprise verse 100 euros, Opcalia abonde cette somme de 100 euros supplémentaires"confirme Clément Levasseur.

Chaque année, l'entreprise contributrice est bénéficiaire d'un "droit de tirage annuel garanti à hauteur de la contribution qu'elle a versée" défini dans l'accord du 27 novembre 2017. Les fonds non engagés par l'entreprise sont reportables sur l'exercice suivant.

Le mouvement est lancé

De nombreuses entreprises ont lancé les stages MAC dès le second semestre 2017 pour être en conformité avec la loi au 1er janvier 2018. Abdelhamid Faddeoui, directeur de la société Aetos Sécurité privée (44 salariés) et membre de la commission sociale de l'USP, l'une des quatre organisations patronales, s'engagera dans la démarche "en juin prochain pour qu'à la fin de l'année 2019 tous [ses] salariés aient obtenu le renouvellement de leur carte". Il a déjà "identifié trois prestataires" qu'il rencontre ces jours-ci "pour discuter du budget, des modalités de formation et vérifier la qualité de la formation"

Il fait partie des employeurs convaincus que c'est de leur responsabilité de financer cette formation obligatoire. "Les salaires de la profession ne sont pas très élevés alors si en plus, on demande aux agents de payer leur formation (entre 350 et 500 euros le stage), on les pénalise"note Abdelhamid Faddeoui. Celui-ci fait de la formation de ses agents de sécurité un argument de vente supplémentaire. "Dans le contexte actuel de crainte de nouvelles attaques terroristes, c'est très important de pourvoir rassurer nos clients en leur apportant la preuve du professionnalisme de nos salariés. La sécurité est un métier de confiance avant tout".


La prévention/sécurité en chiffres

10 639 entreprises dans le secteur de la prévention sécurité:

  • 2 423 entreprises de 1 à 19 salariés
  • 844 entreprises de 20 à 99 salariés
  • 250 entreprises de 100 salariés et plus
  • 67 % des entreprises (7 122) n'emploient aucun salarié
  • 33 %  emploient au moins 1 salarié

Des effectifs en croissance :

  • 167 800 salariés (+ 4,5 % en un an) sont employés par les entreprises de la profession
  • 87 % d'hommes
  • 39,5 % ont entre 26 et 39 ans

Une grande concentration des effectifs :

  • Les 36 plus grandes entreprises emploient 46,5 % des salariés
  • Plus de 36 % des entreprises sont situées en Ile-de-France. Forte concentration également en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) : 11,5 % des établissements
  • 44 % des salariés sont employés en Ile-de-France, les autres principalement en PACA et Auvergne-Rhône-Alpes

Le chiffre d'affaires (CA) de la profession :

  • Près de 6,7 milliards €
  • Conséquence  des vagues d'attentats qui frappent l'hexagone depuis début 2015, la sécurité s'est très nettement renforcée en 2016. Déjà en forte progression en 2015, le CA de la profession bondit de 10,5 % entre 2015 et 2016

Activités :

  • 86 % font de la surveillance
  • 45 % des interventions
  • 31 % de la télésurveillance
  • 21 % de l'installation de systèmes
  • Les entreprises (surtout les grandes) exercent plusieurs activités (3,2 en moyenne).
  • La surveillance génère 4,7 milliards € en 2016, soit 73 % du CA total
  • La sûreté aérienne et aéroportuaire : 408 millions €, soit 6,5 % du CA total
  • Les interventions : 240 millions €, soit 3,5 % du CA total

Source : Observatoire des métiers de la Prévention et de la Sécurité (données 2016)

Auteur : Service Communication- OPCALIA

Communiqué de Presse: Armement des agents de sécurité

 

Cgt commerce servicesLes salariés de la Prévention Sécurité refusent d'être de la chair à canon
Le gouvernement vient d'autoriser par décret les entreprises de sécurité privée à faire assurer par des agents armés la surveillance ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles, ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes. S'agissant d'armes non létales, telles que matraques, tonfas ou aérosols incapacitants, donner au salarié la possibilité de se protéger contre une atteinte à son intégrité physique est compréhensible.
Lorsque cette prestation sera exercée dans des circonstances exposant ces agents ou les personnes se trouvant dans les lieux surveillés à un risque exceptionnel d'atteinte à leur vie, la législation va beaucoup plus loin en offrant le recours à des armes à feu, jusqu'à des fusils d'assaut pour des prestations sur sites nucléaires ou abritant des matières nucléaires, mais également pour assurer la sécurité des forces armées et des zones protégées intéressant la défense nationale.
Si les conditions de formation et d'utilisation de ces moyens semblent être encadrées, plusieurs questions restent en suspens, notamment sur les transferts d'armement entre lieu de stockage et lieu de travail.
Qu'en sera-t-il des conditions de travail, de formation, de rémunération comparativement avec la Police ?
Les travailleurs de la prévention sécurité seront ainsi encore plus exposés, ciblés parce qu'armés, suspectés parce que non assermentés. La protection des citoyens est abandonnée par les pouvoirs publics et livrée aux entreprises privées, qui en font un commerce très lucratif. Le patronat du secteur n'a d'ailleurs pas manqué de se féliciter de ce tournant historique dans la banalisation des armes dans l'espace public, salivant devant les perspectives juteuses promises par de nouveaux marchés. La sécurité des sites sensibles et des citoyens doit-elle être soumise à la rentabilité de capitaux nationaux ou extra-nationaux ?
La Fédération CGT Commerce et Services dénonce le désengagement de l'Etat dans la protection de la population et alerte sur les risques de voir se développer dans les prochaines années des armées privées pour protéger l'individu ou l'entreprise qui en aura les moyens, laissant le degré de protection du reste de la population, ou des lieux qu'elle fréquente, aléatoire et basé sur la profitabilité, tout en banalisant la présence d'armes dans l'espace public. De cette société-là, nous n'en voulons pas.
La Fédération CGT Commerce et Services réaffirme par ailleurs sont attachement au retour dans le secteur public des métiers relevant de l'exercice des missions régaliennes de l'Etat, tels que par exemple la sûreté aéroportuaire, nucléaire et portuaire.
Contact presse
Cédrick Hafner
Secrétaire fédéral
Tél : 06 14 34 39 89

 

 

Financement du MAC, enfin une bonne nouvelle

Le renouvellement de la carte professionnelle est subordonné au suivi d'une formation continue, dans des conditions prévues par décret en conseil d'Etat. Complété par un arrêté qui définit les conditions du stage de maintien et actualisation des compétences des agents de sécurité (MAC).

Après maintes tractations et négociations, les organisations syndicales et patronales sont arrivées, malgré les pressions de certaines grosses entreprises du secteur, à la conclusion d’un accord le 14 décembre 2017.

La totalité de cette formation doit être effectuée sur le temps de travail des salariés ou sur toute autre période qui sera alors assimilée à du temps de travail effectif et que les frais attenants seront pris en charge par l'employeur sauf demande formelle et expresse du salarié.

Un fond conventionnel dédié exclusivement au financement de cette formation a été créé à cet effet.

Il sera financé par une contribution additionnelle d'un montant égal à 0,15 % du montant de la masse salariale brute de l'année en cours.

Ces contributions sont versées spontanément à l'OPCA désigné par la branche à la même échéance que les contributions légalement obligatoires.


 

NOUVELLES RÈGLES DE SÉCURITÉ ET INCENDIE DANS LES MAGASINS ET CENTRE COMMERCIAUX.

Les patrons de la grande distribution en rêvaient, Macron l’a fait !

 

Le 1er juillet dernier est entré en vigueur, en catimini, l’arrêté du 13 juin 2017 ayant pour but d’actualiser les règles de sécurité et d’incendie applicables aux magasins et centres commerciaux. De l’organisation des équipes en fonction de l’effectif théorique du public à la mutualisation des postes, retour sur les paragraphes qui ont retenu notre attention.

L’organisation des équipes sécurité et incendie en fonction de l’effectif théorique du public

L’arrêté du 13 juin 2017 vient dépoussiérer l’arrêté du 25 juin 1980 en tenant compte des évolutions du secteur marchand. La sécurité au rabais ! Ainsi, depuis début juillet, l’effectif théorique du public est calculé sur la simple règle d’une personne pour 3m² de surface de vente, ce calcul tenant dorénavant compte du type de local et non plus des niveaux auxquels le public est présent.

Et c’est donc tout naturellement, selon le paragraphe 3 de l’arrêté, que le nombre d’agent de sécurité incendie et d’agents de sécurité pour un établissement de plus de 4000 personnes sera fixé en fonction de cet effectif.

Mutualisation des postes ou comment faire plus de sécurité avec moins d’agents !

Avant tout, il est important de noter que d’après le paragraphe 4 de l’arrêté, au-delà de 9000 personnes service de sécurité placé sous la direction d’un chef diplômé SSIAP 3. Encore heureux !

De cette manière, poste d’incendie et poste de sûreté vont être mutualisés et selon le paragraphe 2, « en dehors du chef d’équipe et de l’agent de sécurité, non distraits de leurs missions spécifiques, les autres agents SSIAP peuvent être employés à d’autres tâches concourant à la sécurité globale de l’établissement ». C’est ce qui ce pratique sur le terrain depuis des années, et les organisations syndicales et notamment la CGT n’ont cessé de dénoncer, mais au lieu d’améliorer la situation on l’empire. Merci qui ?

Ces deux mesures sont celles qui impactent directement le secteur de la sécurité cependant cet arrêté stipule aussi une liste d’activités autorisées au sein des établissements en fonction de leur type, ainsi que la suppression des sprinklers à la faveur de systèmes d’installation d’extinction automatique à eau

Des migrants interceptés dans le port de Ouistreham… par une entreprise de sécurité privée (SECURITAS)

Une information révélée par Mediapart et reprise par 14 Actu est passée inaperçue pendant les torpeurs de l'été, ici, nous vous reproduisons l'article entier. De son coté, la CGT a dénnoncé cette pratique via un communiqué de presse.

Des migrants interceptés dans le port de Ouistreham… par une entreprise de sécurité privée

Selon un document que Mediapart s'est procuré, une entreprise de sécurité privée intercepte des migrants dans le port de Ouistreham (Calvados). Et les remet aux gendarmes. Détails.

 

Des agents de sécurité d’une société privée interceptent des migrants sur le port de Ouistreham, près de Caen (Calvados). (©Liberté-Le Bonhomme libre)

Une entreprise privée a-t-elle le droit d’arrêter des migrants, en lieu et place des forces de l’ordre ? C’est la question que pose Mediapart, dans son article publié samedi 5 août 2017. Document à l’appui, la journaliste à l’origine de l’article démontre que les agents de la société privée Sécuritas, en charge de la sécurité du port de Ouistreham, près de Caen (Calvados), ont « intercepté » des migrants. 

« Aucun pouvoir de police »

Securitas n’a aucun pouvoir de police, assure le directeur des équipements portuaires du port Caen-Ouistreham, Antoine de Gouville, dans l’article de Mediapart. Les agents doivent opérer un contrôle des accès, des véhicules et des personnes pour s’assurer que les gens qui entrent sur le port sont documentés pour le faire. 

En février 2017, Gérard Delaunay, vice-président de la CCI Caen-Normandie, qui gère le port de Caen-Normandie, indiquait à Normandie-actu : « Lorsque nos vigiles (25 postes équivalent temps plein) interpellent un migrant, ils ne sont pas habilités à faire quoi que ce soit. Ils les remettent ensuite aux gendarmes, mis à disposition par la préfecture ».

C’est donc à la préfecture que revient la coordination de l’ensemble des autorités intervenant sur le port. « En fonction de la conjoncture, elle fixe l’intensité des contrôles, le volume de gendarmerie, de douane… poursuit le directeur des équipements portuaires. Nous, nous ne sommes qu’un élément de la chaîne étatique : le maillon logistique. »

Securitas dans son droit, selon la préfecture

Le cabinet du préfet confirme à Mediapart que les agents de sécurité privée peuvent effectivement « appréhender l’auteur d’un délit flagrant et le conduire devant les forces de sécurité ». En l’espèce, le délit consiste à s’être introduit sans autorisation dans la zone d’accès restreint du port. « C’est à ce titre que les agents de Securitas peuvent être amenés à appréhender des personnes. Ils les remettent ensuite aux militaires de la gendarmerie départementale. »

Depuis le 1er janvier 2017, 66 personnes ont été interpellées puis conduites au centre de rétention de Rennes, dont 29 en provenance du port de Ouistreham. Marine De Haas, responsable de la Cimade, s’inquiète auprès de Mediapart de voir des professionnels de la sécurité se charger des interceptions, alors qu’ils « ne sont pas formés à interpeller des personnes migrantes, demandeuses d’asile, des femmes enceintes ou des mineurs ».

Comment, dans de telles conditions, s’assurer que leurs droits soient garantis ?, questionne le site internet.

Manon Loubet, 14 Actu. le 07 août 2017.

Communique de presseCommunique de presse

Le droit du travail subit ces derniers temps des atteintes de plus en plus graves dont l’auteur nous aide à prendre la pleine mesure.

Il faut sauver le droit du travail

de Pascal Lokiec

Le titre du livre Il faut sauver le droit du travail! pourrait prêter à mauvaise interprétation car, passé l’introduction, il y est moins question des critiques récurrentes qu’essuie désormais le droit du travail et des contre-arguments qu’on pourrait leur opposer, que de l’amoindrissement des protections qu’il offre ou pourrait offrir à l’avenir si l’on n’y prenait garde. Il s’agit donc moins d’une défense ou d’un plaidoyer en faveur du droit du travail que d’un constat des atteintes qu’il subit.

L’auteur –professeur à l’université Paris Ouest-Nanterre-La Défense et associé du cabinet Corpus Consultants qui réunit des professeurs de droit et qui a maintenant sa collection chez Odile Jacob– identifie ainsi trois défis auxquels le droit du travail est confronté. Premièrement, le fait de dénier la subordination du salarié à son employeur pour justifier d’un moindre besoin de protection (salaire minimum, limitation de la durée du travail, congés, protection contre le licenciement, etc.). Deuxièmement, la priorité donnée à l’emploi pour justifier d’une réduction de celle-ci. Et troisièmement, le primat de la logique de marché qui achève de dynamiter la protection des salariés.


En savoir plus sur http://www.cgt-seris-security.fr/pages/evenement.html#page2#5KY10kSstFZY1hSQ.99

L’autonomie présumée du salarié est utilisée pour abaisser les protections dont il bénéficie

L’importance prise par le travail intellectuel, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et les nouveaux modes d’organisation du travail, qui accordent au travailleur plus d’autonomie, sont régulièrement mis en avant pour expliquer que la subordination du salarié à son employeur n’existe plus guère et que les protections qu’elle justifiait n’ont donc plus lieu d’être.

Mais sous ces apparences, la subordination reste très présente, ne serait-ce qu’à travers les moyens de surveillance de ses salariés que détient aujourd’hui l’employeur. Elle prescrit ainsi de ne pas s’en remettre à la volonté exprimée du salarié sans s’assurer de la réalité de son consentement, comme de faire la chasse aux faux indépendants, auto-entrepreneurs mono-employeur en particulier.

La montée de la revendication de la préservation des droits fondamentaux au travail ne dit pas autre chose: elle est le signe que «le contrôle a tout sauf disparu et franchit allègrement les frontières de la vie personnelle», explique l’auteur.


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Les conditions de travail ou de vie pâtissent de la priorité mise sur l’emploi

La priorité donnée à l’emploi pousse à aller toujours plus loin dans le sens de la flexibilité horaire, de la mobilité, des possibilités de recours à des embauches sous contrats précaires, voire de la flexibilité salariale, alors que le Code du travail offre déjà sur tous ces points de larges possibilités, parfois encore assorties de contreparties, il est vrai. Le point de non-retour est ici l’atteinte à la santé.

 

Si la prise en compte croissante, par le droit, des questions de santé au travail ne semble pas remettre directement en cause la priorité ci-dessus, la manière dont celle-ci s’est concrétisée dans l’obligation de sécurité et/ou les principes généraux de prévention est tout de même de nature à lui opposer quelque résistance. A condition que ceux-ci, dans un domaine qui reste difficile à objectiver a priori, ne puissent pas faire juste l’objet d’un traitement formel, comme on en voit régulièrement des exemples, ou, à peine mieux, qui ne viserait qu’à remédier aux problèmes les plus criants.

Dans cette même veine, l’émergence de la problématique de la qualité de vie au travail est importante, dans le sens où elle porte l’ambition d’une articulation plus équitable entre l’économique et le social, comme le note l’auteur, même s’il faut sans doute se garder d’être trop optimiste à son endroit [1].


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La logique de marché justifie le transfert des risques sur les salariés en tournant le dos aux valeurs civiques et de solidarité

Le primat de la logique de marché se traduit par un éclatement de la grande entreprise en autant de filiales et de sous-traitants, par la contestation des institutions fondamentales du droit du travail, que ce soient les conventions collectives, les syndicats, la grève ou les règles sur le temps de travail, sur le fondement du droit de la concurrence et des libertés économiques et surtout par une remise en cause de toute valeur autre que la valeur actionnariale.

Il nourrit ainsi «l’idée que la violation de la loi ou du contrat peut être fondée lorsque les coûts liés à une possible condamnation pécuniaire sont inférieurs aux bénéfices escomptés». Un principe que l’entreprise ne se gênera pas d’appliquer notamment aux licenciements économiques comme à leur contournement, tant qu’elle n’encourra que des dommages et intérêts, a fortiori si le barème d’indemnisation est fixé à l’avance, ou encore aux salariés détachés au sein de l’Union européenne, un domaine qui se caractérise par de nombreux abus.

L’externalisation permet aux employeurs indélicats d’échapper à leurs obligations. «Pour rattraper ces employeurs de fait, donneurs d’ordre ou sociétés mères, on a inventé le co-emploi.», mais la Cour de cassation a désormais singulièrement restreint les cas où celui-ci peut s’appliquer.

Dans le même temps, les pas successifs réalisés sur la voie d’une autorégulation de l’entreprise, avec l’extension du champ de la négociation d’entreprise, réduisent les protections des salariés en favorisant une concurrence du moins-disant.

Porteur des valeurs civiques (intérêt général, bien commun, protection de l’intégrité physique du salarié…) et de solidarité, le droit du travail, nous explique l’auteur, ne peut pas être qu’un dispositif de réparation des dommages causés par l’entreprise ou le marché. Il faut accepter qu’il leur pose des limites, à la fois pour préserver les personnes et tâcher de faire prévaloir le progrès social. Espérons qu’il puisse être entendu!

1 — le lecteur intéressé pourra consulter à ce propos le numéro du mois de février de Droit social qui y consacre un intéressant dossier.

   

 


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Heures supplémentaires: Belle revenche

Juste avant Noël, la cour d'appel de Lyon a condamné Seris security à payer les heures supplémentaires efféctuées  au delà de 1607 heures par an à un salarié de la DDR de Lyon, accompagné par un copain de la CGT. Très belle victoire. Nous vous donnerons plus de détails prochainement.

En 2015 la lutte continue

- L'établissement de Strasbourg-Metz passe en formule ADN (Agence Décentralisée Normée) nouvelle formule d'organisation testée avec (succès) à Lyon. Cette nouvelle agence sera pilotée par M Gateau Frédéric à qui nous souhaitons la bienvenue.

- A l’issue du premier tour des élections DP&CE , trois organisations syndicales ont déposé des requêtes au tribunal d'instance de Saint-Nazaire, l'audience aura lieu le 10 juin 2014, la décision du juge sera très importante pour la suite du processus électoral entamé en......2011. Affaire à suivre.

- En attendant, la première réunion du CE, issu de l'élection du 27 mai 2014, aura lieu le 12 juin 2014, d'après nos informations, l'ordre du jour portera sur l'adoption du règlement intérieur et la désignation du secrétaire et du trésorier.

Reconnaître un Petit chef

Qu’est-ce qu’un petit chef ?

Il est couramment admis qu’un petit chef est un besogneux qui est persuadé d’avoir réussi.
Depuis qu’il attendait de monter sur la première marche de l’échelle !

Où le trouve-t-on ? A la ville comme à la campagne, dans le privé comme dans les administrations et parfois même à la maison.
C’est d’ailleurs souvent là qu’il fait ses premières armes ; à moins que ce ne soit carrément le contraire, et qu’il y soit constamment humilié.
Comment le reconnaît-on ? Le petit chef est généralement « droit dans ses bottes » selon une formule qui date de 1995. Il peut être grand dans son corps, a souvent une grosse tête mais il reste tout petit dans son cœur.
Le petit chef a une particularité, il a un sourire canin : les babines toujours retroussées sur les crocs pour ne pas montrer qu’en fait, à l’intérieur, il a très peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d’être mal noté, peur d’être démasqué.
Le petit chef n’a pas d’humour, il n’en a pas les moyens, cela casserait la structure de raisonnement qu’il a mis si longtemps à élaborer.

Comment se comporte-t-il ?
Le petit chef est partout à la fois, il ne délègue pas ses responsabilités car il est sûr que les autres ne sont pas capables, qu’il est irremplaçable.
Le petit chef impose sa loi, persuadé que la loi du plus fort est toujours la meilleure. Chaque fois qu’il marque un point, il s’estime un peu plus, c’est le seul moyen qu’il a trouvé pour se supporter. Il se rend bien un peu compte que de là d’où il vient, on l’estime un peu moins, mais il feint de s’en moquer, il ne fait plus partie de ce monde. Il va s’en prendre plus particulièrement aux plus petits que lui. Il va pouvoir ainsi se venger de toutes les humiliations qu’il a subies et qu’il n’a pas osé dénoncer sur le moment par peur de ne pas pouvoir devenir chef un jour.

 
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Comment évolue-t-il ?
(.../...)
Le petit chef a besoin d’être rassuré, il lui faut un modèle, alors, si l’exemple vient d’en haut, il peut enfin sortir de sa cachette et montrer qui il est vraiment ! Il faut dire que la période est propice entre les 3 millions de chômeurs et les contrats à durée déterminée. Il va les faire travailler tous ces bons à rien qui passent leur temps à revendiquer !
Est-ce qu’il s’est jamais plaint lui ? persuadé que ce qu’il faut avant tout comme qualité, c’est savoir se montrer au bon moment, au bon endroit, sous son meilleur jour.

Peut-on le soigner ?
On ne soigne pas quelqu’un contre son gré.

Quel avenir ?
Ne croyez pas que le petit chef va se contenter de ce grade, il a un rêve : devenir moyen chef. Devenir grand chef, il n’y pense pas, il sait bien que ce n’est pas pour lui, que c’est un autre monde, mais franchement, au fond de lui, que pouvait-il espérer de plus au vu de ses véritables capacités ?

 
Petite perle denichée par votre serviteur sur le site selfcontrol
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